L’escalier à double révolution de Léonard de Vinci

Imaginé pour la gloire de François Ier, le château de Chambord est le symbole de la puissance du roi au cœur de la Renaissance française. En 1516, le roi de France, auréolé de sa victoire à Marignan, entreprend la construction d’un palais à son effigie dans le style néoplatonicien à l’orée de la forêt giboyeuse de Chambord.

Ce gigantesque édifice s’étale sur plus de 10 000m2 et compte 440 pièces. Sa construction a duré plus de 30 ans et s’achèvera en 1547 sous l’impulsion d’Henri II. Le plan du château est conçu autour d’un axe central : l’escalier à doubles révolution.

L’ADN de Chambord

François Ier, fasciné par le génie de De Vinci, lui attribue toute sa confiance pour l’élaboration des plans de l’escalier de son château. Un escalier qu’il désire grandiose et surtout… unique !

Si le château de Chambord est éblouissant, c’est en grande partie grâce à cette œuvre architecturale originale signée du Maître. De Vinci a mis au point une élément novateur :  avec ses deux vis imbriquées, l’escalier permet à deux personnes de l’emprunter en même temps sans jamais se croiser. Cette invention permettait au roi d’emprunter l’escalier sans forcément croiser sa cour. Plutôt utile quand on veut passer incognito !

Pour ce qui est de la visite, sachez que l’escalier donne accès en premier à l’étage des appartements historiques, puis à l’étage consacré à la thématique de la chasse et à l’art animalier et pour finir, il dessert la grande terrasse, qui offre une vue splendide sur les cheminées et chapiteaux.

Mais plus fascinant encore, avec ces deux rampes engagées l’une dans l’autre, l’escalier fait penser à la double hélice de la molécule d’ADN. Coïncidence ? Il y a fort à parier que de Vinci s’en soit inspiré lors de son élaboration. Une signature donc, pour un château d’exception.

Le génie visionnaire envoie le visiteur dans une spirale illusoire et troublante. 

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, le château de Chambord est l’une des plus importantes allégories de l’intérêt porté par les rois de France à la Renaissance italienne.

Vous avez apprécié cet article ? Partagez-le :